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Trop souvent, les bateaux à vendre sont insuffisamment
valorisés par leurs « futurs ex-propriétaires ». Quelques
règles simples pour augmenter ses chances et faire ressortir
son bateau des colonnes des petites annonces et des
alignements des terre-pleins. Par Éric Vibart.
1. Fixez un prix logique. Évitez de surcoter le
bateau par rapport au prix du marché. N'espérez pas tirer grand
bénéfice des heures de travail passées à bichonner votre bateau.
2. Rédigez un inventaire. Préparez
un inventaire raisonnablement détaillé, fournissant
l'essentiel des renseignements sur la vie du bateau
et l'évolution de son équipement. Ce document est
à adresser à l'acheteur potentiel avant même la visite
du bateau. Il permet de gagner un temps considérable
et est le signe d'une vente bien préparée et de bonne
foi. Il peut être annexé par la suite au contrat de
vente. Vous trouverez un inventaire type dans notre
hors-série
consacré à l'occasion.
3. Présentez un bateau propre, rangé. Présentez un
bateau propre, voiles rincées, correctement pliées dans leurs sacs,
carénage fait ou coque au moins brossée. Les fonds doivent être
nettoyés, l'intérieur et les équipets vides pour permettre d'accéder
partout.
4. Réunissez une documentation. Rassemblez tout ce qui
peut témoigner de la vie du bateau et servir la connaissance de
l'éventuel acheteur : papiers officiels du bateau mais aussi
factures d'achat de matériel, factures d'entretien classées année
par année, manuels d'utilisation des différents accessoires du bord,
journaux de bord, albums photos des croisières passées et même
essais du bateau publiés dans les revues nautiques.
5. Pourquoi pas une expertise ? Produire un rapport
d'expertise est un argument de poids qui renseignera l'acheteur sur
l'état du bateau et entraînera sa confiance quant à l'absence de
vices cachés. Mais s'il achète le bateau, il ne pourra se prévaloir
lui-même de cette expertise, vis-à-vis de son assurance par exemple,
car une expertise n'est pas cessible.
6. Pourquoi pas un courtier ? À partir de 200-250 000
francs, il peut être intéressant de vendre son bateau par le biais
d'un courtier qui dispose d'un large fichier et conseille, entre
autres, lors de la fixation du prix de vente. Le courtier est
rémunéré sur la vente (7-8 %), mais son action évite beaucoup de
déplacements et de démarches administratives.
7. Vendre dans un salon de l'occasion. Songez
dès l'été aux salons de l'occasion qui drainent un
public nombreux, intéressé, et permettent souvent
la vente rapide de bonnes unités bien présentées.
Attention, les bons emplacements sont chers et les
premiers arrivés sont souvent les mieux placés ! Le
Mille Sabords
du Crouesty est devenu en seize ans le premier salon
européen de l'occasion avec 1 200 bateaux exposés
chaque année.
8. Le dépôt-vente. Les chantiers pratiquent tous le
dépôt-vente de bateaux, mais restent libres d'accepter ou non le
bateau qui leur est apporté. Un mandat de vente est alors signé,
assujetti d'un inventaire du bateau tel qu'il sera remis au
chantier. Le chantier se livre à une expertise interne et délivre le
cas échéant la liste des points à reprendre sur le bateau ou les
travaux à effectuer avant mise en vente. • Il est
fréquent que le chantier demande le passage d'un expert au frais
du vendeur, mais il n'y a en aucun cas transfert de responsabilité.
• Le vendeur reste en effet totalement garant de l'état
du bateau et de l'absence de vice caché. En cas de procédure, le
chantier mandataire se retournera contre le vendeur. •
Le vendeur garde la faculté de vendre
son bateau par lui-même à condition de ne pas le proposer à un prix
inférieur à celui convenu avec le mandataire. Ce dernier garde en
revanche l'initiative de la publicité, des formalités de mutation de
propriété. L'emplacement d'exposition, fixé de gré à gré est
également mentionné dans le contrat signé pour six mois tacitement
reconductibles. • Pour prix de son intervention, le
chantier mandataire perçoit une commission fixée à 10 % + TVA pour
une transaction de moins de 100 000 francs et à 7 % + TVA au-delà de
100 000 francs.
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